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Kathryn Kuhlman : La servante de Dieu qui a marqué le 20e siècle par son pouvoir de guérison

Peu de femmes ont marqué le christianisme du XXᵉ siècle comme Kathryn Kuhlman. À une époque où les femmes prêchaient rarement devant de grandes foules, elle est devenue l’une des plus grandes prédicatrices de réveil de son époque. Découvrez l’histoire bouleversante de cette femme de Dieu devenue un puissant instrument de guérison et de restauration.

Peu de femmes ont marqué le christianisme du XXᵉ siècle comme Kathryn Kuhlman. À une époque où les femmes prêchaient rarement devant de grandes foules, elle est devenue l’une des plus grandes prédicatrices de réveil de son époque. Sans formation théologique, elle a touché des millions de personnes, après avoir traversé des années de désert, de honte et de rejet. Découvrez l’histoire bouleversante de cette femme de Dieu devenue un puissant instrument de guérison et de restauration.

Une adolescence touchée par le feu de Dieu

Kathryn Johanna Kuhlman naît le 9 mai 1907 à Concordia, dans le Missouri, issu d’une famille de quatre enfants dont les parents étaient d’origine allemande vivant aux Etats-Unis. En 1921, à quatorze ans, elle vit une conversion si intense lors d’une réunion de réveil méthodiste qu’elle en ressort une autre personne. Deux ans plus tard, sa sœur Myrtle, mariée à l’évangéliste itinérant Everette Parrott, obtient de leurs parents réticents la permission d’emmener Kathryn pour l’été.

Cet été-là ne s’arrêtera jamais vraiment. Kathryn suit le couple Parrott jusque dans l’Oregon au Nord-Ouest des Etats – Unis, témoigne lors des réunions, puis reste auprès d’eux cinq années durant. En 1928, alors qu’Everette Parrott est retenu ailleurs, une équipe réduite se retrouve à Boise, dans l’Idaho, sans prédicateur. Kathryn, encore adolescente, prend la parole. La salle ne se vide pas : elle se remplit. Pendant les neuf années suivantes, elle sillonne l’Idaho puis le pays entier avec sa pianiste Helen Gulliford, sans réseau, sans titre, portée par une seule certitude : Dieu est vivant, et Il agit encore aujourd’hui.

Des entrepôts transformés en temples

Le ministère naissant de Kuhlman n’a rien de spectaculaire dans ses moyens. À Pueblo puis à Denver, dans le Colorado, elle prêche dans les entrepôts d’une entreprise de vente par correspondance, la Montgomery Ward. En 1933, elle fonda le Kuhlman Revival Tabernacle à Denver. Très vite, l’assemblée devient trop nombreuse et le ministère s’installe dans un bâtiment plus grand, connu sous le nom de Denver Revival Tabernacle.

Un dépôt de papeterie devient un lieu de réveil. Puis un ancien garage de camions devient à son tour un lieu de culte. Avec le soutien musical du Trio Anderson et la diffusion de ses réunions sur une station de radio locale grâce à l’émission , “Smile Through the Years” (“Sourire jusqu’au bout”) , la jeune évangéliste bâtit, pierre après pierre, une notoriété qui dépasse progressivement les frontières du Colorado. C’est à cette époque qu’elle rencontre l’évangéliste Phil Kerr, dont la prédication sur la guérison divine marquera profondément sa compréhension de la foi. À ce stade, Kathryn Kuhlman prêche essentiellement le salut des âmes. Les grands rassemblements de guérison qui feront sa renommée mondiale ne sont pas encore venus. Le meilleur…comme le pire… reste à venir.

Le scandale et la chute de son ministère

En 1937, Kathryn Kuhlman rencontre l’évangéliste Burroughs A. Waltrip, invité à prêcher dans son église à Denver. Une collaboration ministérielle naît entre eux et évolue progressivement en relation amoureuse. Le scandale est immense pour une femme de ministère à cette époque. Waltrip est alors marié et père de deux enfants. Après son divorce, Kathryn l’épouse en 1938, malgré les avertissements de plusieurs de ses proches. Cette union fragilise profondément leur réputation et affecte leurs ministères respectifs.

Le mariage, censé unir deux vies données à Dieu, s’effondre en quelques années. Le divorce est finalement officialisé en 1948, après près de six années que Kathryn elle-même décrira plus tard comme l’une des plus douloureuses de sa vie. A la suite du scandale, Kathryn est rejetée et son ministère s’ébranle. Pour une femme prédicatrice de cette époque, un tel échec représentait presque une disqualification définitive. Beaucoup auraient abandonné. Kathryn, elle, choisit de ne pas disparaître , mais de se reconstruire devant Dieu avec humilité. Cette restauration marquera un tournant décisif dans sa vie et ouvrira la voie au ministère de guérison qui fera sa renommée dans le monde entier.

Le tournant de Franklin

Installée en Pennsylvanie, elle bâtit d’abord un ministère radiophonique qui touche plusieurs États voisins. Puis, lors de réunions à Franklin, en 1947, tout bascule. Alors qu’elle prêche sur le Saint-Esprit, une femme est guérie d’une tumeur en écoutant son message. Peu après, un homme connaît la même délivrance. Kuhlman, elle-même surprise par ce qu’elle voit, se met à rechercher ces manifestations avec une intensité nouvelle. Un ministère de guérison, qu’elle n’avait jamais planifié, vient de naître dans les cendres de sa propre humiliation publique. Elle n’avait plus rien à prouver, plus d’image à préserver : elle pouvait enfin être un simple vase, brisé certes, mais disponible. C’est souvent dans ces vases-là que Dieu choisit de faire couler sa gloire la plus visible, comme le rappelle l’apôtre Paul dans 2 Corinthiens 4, 7 : « Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous».

Pittsburgh et la renommée mondiale

À Pittsburgh, Kathryn Kuhlman rencontre Maggie Hartner, qui deviendra sa secrétaire et son amie la plus proche, et sous son influence, elle organise en 1948 une première série de réunions au Carnegie Hall. Le succès est immédiat. En 1950, après qu’une tempête de neige a fait s’effondrer le toit de son précédent lieu de culte, elle installe définitivement son ministère à Pittsburgh, où elle tiendra des réunions hebdomadaires pendant plus de vingt ans. En 1957, elle fonde la Fondation Kathryn Kuhlman, qui structure ses réunions, ses émissions et son soutien financier à des projets à travers le monde. Son émission télévisée, “I Believe in Miracles”, diffusée dès 1965 sur CBS, devient un rendez-vous suivi par des millions de foyers américains. Elle remplit le Shrine Auditorium de Los Angeles jusqu’en 1975, étend son ministère jusqu’au Canada dès 1973, et rencontre même le pape Paul VI en 1972.

Le succès ne va pas sans contestation. Certains pasteurs locaux l’accusent de vider leurs congrégations ; un médecin, William Nolen, publie en 1974 un livre mettant en doute la réalité de plusieurs guérisons attribuées à son ministère. Mais d’autres voix médicales, comme celle du docteur Richard Casdorph, viennent au contraire confirmer des cas authentiques. Kuhlman elle-même refuse toujours le titre de guérisseuse, insistant sur le fait que c’est le Saint-Esprit qui agit, elle n’étant qu’un instrument de discernement. Sa formule, devenue une signature, résume toute sa théologie : « Je crois aux miracles, parce que je crois en Dieu. »

La puissance de son ministère

Partout où Kathryn Kuhlman exerçait son ministère, de nombreuses personnes témoignaient avoir été miraculeusement guéris. Elle n’était pas directement associée au mouvement pentecôtiste, elle touchait donc rarement les gens et n’utilisait pas les techniques spectaculaires de nombreux évangélistes de guérison. Elle affirmait néanmoins posséder les dons de discernement et de connaissance, qui lui permettaient d’identifier les maux dont les gens étaient guéris. Beaucoup de ceux qui venaient prier lors de ses réunions tombaient à terre ou étaient « terrassés par l’Esprit » en sa présence.

Avec l’essor du mouvement charismatique dans les années 1960, son ministère connaît une influence internationale. Entre 1965 et 1975, Kathryn Kuhlman partage son temps entre Pittsburgh et Los Angeles, où elle organise régulièrement de grandes réunions de guérison et annonce l’Évangile. Elle parcourt également les États-Unis et plusieurs autres pays, notamment aux côtés de la Full Gospel Business Men’s Fellowship International, contribuant à faire connaître son ministère dans le monde entier.

Sa particularité

Au-delà des guérisons, ce qui distinguait Kathryn Kuhlmann était sa relation avec le Saint-Esprit. Elle enseignait qu’Il n’était pas une simple puissance, mais une personne avec qui chaque croyant pouvait entretenir une relation intime et quotidienne. Cette conviction devint le cœur de tout son ministère. Très sensible à la voix du Saint-Esprit, Kathryn n’hésitait pas à interrompre une prédication ou à modifier le déroulement d’une réunion lorsqu’elle ressentait sa présence. Elle aimait rappeler qu’elle ne guérissait personne et que Jésus-Christ était le seul auteur des guérisons. Elle a également marqué les esprits par son apparence singulière.Toujours vêtue avec une grande élégance, souvent de longues robes blanches, elle montait sur l’estrade avec dignité, sobriété et un profond respect pour la présence de Dieu.

Son attitude, sa voix et sa manière de conduire les réunions reflétaient la révérence qui caractérisait son ministère. Son enseignement sur l’intimité avec le Saint-Esprit a profondément influencé des générations de chrétiens. À travers des ouvrages tels que Je crois aux miracles (I Believe in Miracles) et surtout Le meilleur ami que vous puissiez avoir est le Saint-Esprit (The Greatest Thing That Ever Happened to Me), elle a encouragé des millions de croyants à développer une communion plus profonde avec Dieu.

Les persécutions durant son ministère

Le retour de Kathryn Kuhlman ne mit pas fin aux épreuves. Si Dieu relevait progressivement son ministère, les critiques, elles, ne disparurent jamais. Le scandale de son mariage continua longtemps de la suivre. Pour certains responsables chrétiens, une femme divorcée ne pouvait plus être utilisée par Dieu. Plusieurs lui fermèrent leurs portes, tandis que d’autres remettaient en question la légitimité de son ministère.

À mesure que les foules grandissaient, les controverses se multiplièrent. Les témoignages de guérisons miraculeuses attirèrent autant d’admiration que de scepticisme. Journalistes, médecins et responsables religieux cherchèrent à vérifier ou à contester certaines guérisons rapportées lors de ses réunions. D’autres accusaient ses rassemblements de reposer davantage sur l’émotion que sur une véritable intervention divine. Kathryn Kuhlman refusa pourtant d’entrer dans les polémiques. Elle répétait inlassablement que les miracles n’étaient pas son œuvre, mais celle de Jésus-Christ. Elle rappelait souvent : « Je ne peux guérir personne. C’est Jésus qui guérit. »

Malgré les critiques, les oppositions et une santé devenue de plus en plus fragile à la fin de sa vie, elle continua de parcourir les États-Unis et plusieurs pays pour annoncer l’Évangile. Les salles étaient combles, des milliers de personnes assistaient à ses réunions et son influence dépassa largement les frontières américaines. Les épreuves n’avaient pas mis fin à son appel ; elles avaient contribué à façonner le ministère qui fera d’elle l’une des évangélistes les plus marquantes du XXᵉ siècle.

L’héritage qu’elle laisse

Diagnostiquée d’une maladie cardiaque dès 1955, Kathryn Kuhlman voit sa santé se dégrader sérieusement à partir de 1970, sous le poids d’un emploi du temps effréné et de tensions internes à son équipe. Hospitalisée à deux reprises en 1975, elle subit une opération à cœur ouvert à Tulsa, en Oklahoma, en février 1976. Elle s’éteint quelques jours plus tard, le 20 février 1976, à l’âge de soixante-huit ans.

Son décès laisse un vide immense : des millions de personnes la considéraient comme leur bergère spirituelle. Si son ministère organisé ne lui survit pas tel qu’elle l’avait construit, son empreinte, elle, traverse les générations. Des évangélistes reconnus comme Benny Hinn citeront ouvertement son influence sur leur propre appel, et les historiens du mouvement pentecôtiste la décriront comme l’une des femmes prédicatrices les plus marquantes du vingtième siècle, ayant ouvert un chemin que peu de femmes avaient pu emprunter avant elle. La Fondation qui porte son nom continue, encore aujourd’hui, de faire vivre une partie de son œuvre. Près de cinquante ans après sa disparition, son enseignement sur le Saint-Esprit, son humilité et son ministère continuent d’inspirer des millions de croyants. Son héritage lui, continue de vivre à travers les générations.

Ce que son histoire nous enseigne aujourd’hui

Combien de croyants aujourd’hui se disqualifient après un divorce, un échec sentimental, une relation brisée, persuadés que leur appel s’est éteint avec leur réputation ? L’histoire de Kathryn Kuhlman vient renverser ce mensonge avec force. Dieu ne disqualifie pas ceux que les épreuves de la vie ont fragilisés ; Il les qualifie autrement, souvent avec une profondeur et une dépendance à sa grâce que la réussite n’aurait jamais pu produire. Psaume 34, 19 : « l’Éternel est proche de ceux qui ont le cœur brisé, et Il sauve ceux dont l’esprit est abattu ». Kathryn Kuhlman n’a pas caché sa blessure ; elle l’a traversée jusqu’à ce que Dieu en fasse un tremplin pour des millions, puis des miliers de vies touchées, et un héritage qui continue de parler après sa mort. Si un scandale, une rupture ou une honte publique vous ont fait croire que votre histoire avec Dieu s’arrêtait là, souvenez-vous : ce n’est parfois qu’au fond de la vallée que naissent les plus grands réveils.

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Pastor Chris est un prédicateur, auteur et télévangéliste nigérian de renommée internationale. Fondateur de LoveWorld Incorporated (Christ Embassy), il a bâti, en plus de 30 ans de ministère, l'un des mouvements évangéliques les plus influents d'Afrique, dont le rayonnement s'étend aujourd'hui à travers le monde.
Philippe Simo est l'incarnation même de la résilience et de l'audace. Parti de l'échec à la réussite entrepreneuriale, il est convaincu que Dieu l'a appelé à accomplir une mission : Entreprendre et inspirer toute une génération à bâtir l'Afrique de demain.

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